Archéologie à Saran

Saran à travers les guerres

La commune de Saran est marquée par la guerre franco-prussienne de 1870-1871, dans l’actuel quartier des Chimoutons et des Aydes, où des combats violents ont eu lieu pour tenter, en vain, de contrer les Prussiens en octobre 1870. (1)

Pendant la Première Guerre mondiale, le territoire communal connaît une forte activité militaire avec notamment la présence du champ de manœuvres à l’emplacement de l’aérodrome (ZAC Portes du Loiret) ou du camp de Cercottes. (2) 

90 000 combattants de l’armée anglo-indienne stationnent dans l’agglomération orléanaise, et plus particulièrement à Saran d’octobre 1914 à février 1915. 

Les séances du conseil municipal relatent l’impact sur la vie quotidienne et financier lié à l’absence des hommes mobilisés sur le front, aux réquisitions (vivres, équipements, chevaux…) et aux dégradations des cultures. 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune est en zone occupée. Comme ailleurs dans le Loiret, des habitants sont mobilisés, parfois faits prisonniers ou déportés. Ceux qui restent subissent au quotidien rationnement, couvre-feux, bombardements.  

En 1937, le recensement de la défense passive relève 112 caves qui pourront abriter les habitants lors des bombardements. L’aérodrome de Saran est utilisé par l’aviation allemande. Le 16 août 1944, les Alliés entrent dans la commune.  

Le 66 th Armored Field Artillery Battalion, qui a stationné au niveau de la ZAC du Champ Rouge du 16 au 21 août 1944 pour sécuriser les accès vers Orléans, a laissé des traces de son passage sous la forme de trous d’hommes comblés par un abondant matériel. (3-4)

Après la guerre, dans le cadre de l’OTAN*, l’armée américaine exploite à son tour l’aérodrome, jusqu’en 1962. 

Lexique :
*OTAN : Organisation du traité de l’Atlantique Nord 

Carte postale faite d'une photo du bourg ancien de Saran avec un texte écrit dessus