Au cours de ces 11 siècles, l’occupation du territoire saranais se densifie tout en restant fragmenté en plusieurs hameaux. L’histoire de cette période est restituée à partir de plusieurs sources : les archives du sol (1), les archives textuelles et les plans anciens (2, 3, 4 et 5).
À partir du 8e s., des pôles d’occupations se succèdent et s’implantent selon la trame parcellaire héritée de la période précédente (6). Ils sont rapidement abandonnés ou déplacés au profit de nouveaux pôles à l’origine d’une nouvelle trame parcellaire. Les axes de circulation se multiplient et la voie Orléans-Chartres est très empruntée.
D’après les textes, Saran se situerait au 8e s. dans la vicairie d’Orléans (Vicaria Quinta) qui est une juridiction administrative. Au 10e s., au moins une partie de Saran appartient au domaine royal avant d’être cédée à l’église de Notre-Dame-de-Chartres.
Le toponyme « Saran » apparaît au 12e s. sous différentes formes dans le cartulaire de Sainte-Croix d’Orléans : Gaufridus de Saram (1155), Saran (1239), De Saranno (1321), De Sazanno (1321), Saren (1492)… La première mention, assez tardive, de la paroisse de Saran remonte à 1402.
Du Moyen Âge à la Révolution, le territoire est morcelé en petites seigneuries laïques ou ecclésiastiques au gré des échanges entre les propriétaires, expliquant la configuration multipolaire sous forme de fermes ou de hameaux identifiés lors des fouilles archéologique (7).
Les limites communales actuelles, fixées lors de la Révolution, sont figurées sur les plans du 19e s. La toponymie évoque la nature des lieux : extraction de l’argile (les Fosses, les Glaises, la Foulonnerie…) ou couverts forestiers anciens (les Brosses, l’Épineux, le Chêne Maillard, Bois Joly…). Les matrices cadastrales donnent aussi le nom des propriétaires des parcelles.





