Archéologie à Saran

Représenter la Préhistoire

Durant le Quaternaire, le climat se caractérise par une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires selon des cycles de 100 000 ans environ. L’une des dernières périodes les plus froides se déroule au Magdalénien, à la fin du Paléolithique (-20 000 / -18 000). 
Les paysages ouverts de notre région sont couverts de steppe herbacée associée à quelques arbustes et les sols sont souvent gelés (1). Les populations vivent en petits groupes. Nomades, ils vivent dans des abris démontables et transportables. Ils chassent de grands troupeaux de rennes, de chevaux et de bisons à l’aide de sagaies.

À l‘Epipaléolithique (-10 000 / -8 000), la forêt reconquiert le territoire et se compose principalement de pins, bouleaux, saules, genévriers et noisetiers (2). Avec le réchauffement général, les espèces animales froides migrent vers le nord, suivies par l’arrivée progressive des cerfs, sangliers et chevreuils, caractéristiques de la taïga. Les nomades chassent à l’arc en milieu forestier, pêchent et pratiquent la cueillette dans un environnement riche en ressources. 

Au Mésolithique (-8 000 / -5 000), l’essence emblématique est le noisetier, associé au chêne et à l’orme, au détriment des pins et des bouleaux (3). Les populations sont bien intégrées à cet environnement où le nomadisme saisonnier semble être la norme. Elles sont les premières à creuser le sol pour différents usages : conserver des noisettes, piéger des animaux ou enterrer les morts. 

Les populations néolithiques arrivent, depuis l’est de la France, avec leurs animaux domestiques (4). Elles commencent à déboiser pour cultiver les céréales et construire leurs maisons. Les derniers chasseurs-cueilleurs semblent vite assimilés aux populations sédentaires. La chasse et la cueillette restent régulièrement pratiquées.  

À partir de – 4000, on estime que 40 à 50 % du paysage n’est plus forestier mais occupé par des champs, des prairies et des zones d’habitat. La forêt évolue et intègre de nouvelles essences (hêtre, charme…). L’ouverture du milieu, le mode de vie sédentaire et agropastoral persistent à Saran jusqu’à nos jours.