Les études archéologiques et les plans anciens montrent que le paysage du 8e au 19e s. se compose de bois, de vignobles, de champs de céréales, de pâtures et d’étangs (1).
Aux 17e et 19e s., des textes documentent des phases de défrichement qui augmentent la surface des espaces cultivés.
Comme aux périodes précédentes, l’activité agricole est mise en évidence par l’analyse des structures archéologiques (silos, bâtiments), de l’outillage et des graines. La culture de céréales, légumineuses, vignes et l’arboriculture sont attestées à Saran comme dans tout le nord-ouest de l’Orléanais, tout comme l’élevage.
Sur les ZAC des Portes du Loiret et des Vergers (8e – 11e s.), différentes étapes agricoles sont identifiées : travail de la terre, semences, entretien et élimination des végétaux, moisson, fenaison et mouture. On y observe aussi la mise en pratique de la rotation des cultures.
La viticulture, source de revenus importants dans l’Orléanais, est favorisée par le pouvoir royal à la fin du 17e et au 18e s. En 1670, des arrêts du conseil du roi ordonnent « de convertir des terres nues en vignes ».
La production de vin se concentre plutôt dans la partie sud du territoire saranais. Elle perdure jusqu’au 20e s. sous le nom de Gris Meunier avec le cépage du même nom.
En différents lieux, l’extraction du calcaire pour le marnage* et d’argile a laissé des traces sous la forme de fosses. Du sable et de la pierre de calcaire sont aussi extraits sur le territoire pour la fabrication de terre cuite et la construction.
Lexique :
*marnage : apport de calcaire pour rendre les terres agricoles plus fertiles. Cela permet de diminuer l’acidité des terres pour favoriser l’activité biologique, apporter des nutriments et améliorer le drainage.





