Les archives écrites (transactions immobilières, reconnaissances de biens, devis…) peuvent contenir des informations sur le bâti, les espaces cultivés, les axes de communications. Ces actes sont recherchés dans les sources notariales et les fonds ecclésiastiques, qui sont parmi les principaux propriétaires fonciers de l’Ancien Régime. Cependant, les bombardements de juin 1940 ont détruit 80 % des fonds des archives départementales du Loiret dont la quasi-totalité des fonds ecclésiastiques.
Les plans anciens apportent des informations topographiques qui permettent de mieux cerner l’environnement paysager et la configuration du territoire à l’échelle de Saran comme le cadastre napoléonien (aujourd’hui numérisé), ou à l’échelle de domaines comme celui de la Motte et de l’Étang (en mauvais état et très fragile).
Le fief de la Motte et de l’Étang est régulièrement mentionné. En 1469, il appartient à Guérin Lamy, marchand bourgeois d’Orléans. Il se compose de bâtiments agricoles, de vergers, d’un étang et d’un lieu de résidence. Des secteurs boisés et plusieurs terres labourables sont associés à ce fief : aux Sablonnières, à la Fontaine et près de la Tête Noire. Plus tard, des plans d’arpentage du domaine de l’Étang sont réalisés, notamment en 1649 et en 1798 (1 et 2).
D’autres textes renseignent la terre de Sablonnières qui est un fief ducal, détenu au début du 15e s. par Jean Cauchart puis à partir du 16e s. par la famille du Lac qui y habite (3).
L’extrait issu de l’inventaire des titres du duché d’Orléans établi entre 1750 et 1755 par Leclerc de Doüy indique que la seigneurie des Sablonnières fait partie de ce duché. Il mentionne que le 21 novembre 1405, Jean Poitevin l’aîné rend hommage au duc pour 12 deniers de cens que lui doit Cauchart. Il est aussi écrit que les lettres de Catherine de Médicis du 13 avril 1588 relatent que Bertrand du Lac, écuyer, capitaine exempt de l’ancienne garde française du corps du Roi, a porté foi de la seigneurie de Sablonnières.




