Du 8e à la fin du 19e s., les établissements ruraux tendent à se regrouper sous la forme de hameaux. Leur durée d’occupation varie d’un site à l’autre.
Au cours du Moyen Âge, les hameaux rassemblent plusieurs unités d’habitation implantées en bordure des axes de communication (1). Des fermes isolées s’installent durablement. L’architecture des maisons est toujours mixte (matériau périssable, pierre et tuile) mais leurs dimensions sont plus importantes qu’au début du Moyen Âge.
Des annexes sont dédiées au stockage : celliers semi-excavés, coffres, souterrains refuges. D’autres bâtiments sont associés aux activités agricoles ou artisanales (poterie et tissage). Des équipements collectifs sont installés : puits, fours domestiques, moulins à vent dont quatre sont encore attestés au 19e s. En revanche, aucun lieu de culte n’est identifié dans les emprises étudiées.
D’après les plans du 19e s., à l’emplacement du bourg actuel, l’espace est cultivé et seules quelques habitations figurent près de l’église Saint-Martin. Elles se concentrent au sud-est, le long de la route Paris-Orléans, dans le quartier des Aydes (2).
L’étude de la configuration des espaces habités, couplée à celle du mobilier archéologique, met en évidence la présence d’habitats élitaires en différents lieux du territoire saranais. Des mottes seraient édifiées autour des 10e-11e s. et deux châteaux sont attestés par les sources écrites à partir du 12e s. (château de Chugy à l’Hopiteau et à l’emplacement de l’église actuelle). Le château de l’Étang, construit au 15e s., doit son état actuel aux modifications intervenues au 19e s. (3).




