Archéologie à Saran

L’extraction et la préparation de l’argile

L’argile provient de la formation géologique des marnes et sables de l’Orléanais ou des sables et argiles de Sologne. Sa bonne qualité fait qu’elle est extraite du 6e au 20e s., en carrière (Tête Noire) ou directement au sein des ateliers. (1) En témoignent les nombreuses fosses d’extraction dites argilières mises au jour par l’archéologie.(2) La toponymie et les textes attestent aussi de l’importance de cette activité. Par exemple, au 19e s., plusieurs conflits sont mentionnés entre les potiers et la commune sur l’état des chemins, dégradés par le transport de l’argile.  

Une fois extraite, l’argile peut nécessiter plusieurs traitements : lavage, décantation, pourrissage, ajout de dégraissant comme la chamotte (terre cuite pilée) ou le sable… Cela permet d’améliorer la plasticité de la pâte et de lui donner une meilleure cohésion lors du séchage et de la cuisson des poteries.  
Au début du Moyen Âge, l’argile peut être utilisée en terre franche, c’est-à-dire sans traitement, ni ajout de matériaux.

Photographie d'un amoncellement de céramiques non cuites
Carte postale faite d'une photographie de briquetiers de Saran avec un texte écrit dessus