Les études géoarchéologiques* donnent un aperçu du paysage entre le 2e s. av. n. è. et le milieu du 8e s. de n. è.
Graines, pollens, escargots ou charbons de bois apportent des informations essentielles sur l’environnement et la gestion du territoire (1, 2 et 3).
Des chênaies diversifiées de type taillis (chêne, charme, bouleau), des boisements clairs en lisière de forêts (érable, orme, merisier, noisetier, églantier) et des landes (genêt) sont attestés près des sites étudiés.
L’emploi de ces essences dans la vie quotidienne, notamment pour la construction des bâtiments et l’artisanat potier, entraîne une exploitation importante du milieu naturel.
Le réseau parcellaire, mis en place dès le 2e s. av. n. è., traduit une volonté d’organiser le territoire de manière raisonnée. Ainsi, les espaces dédiés à l’habitat ou aux circulations jouxtent des espaces agricoles (céréaliculture dès le 2e s. av. n. è, ou viticulture à partir du début du Moyen Âge) ainsi que des prairies, des friches et des jachères. Des zones humides, mares ou marécages, ponctuent également le paysage (aulne, saule).
Lexique
* Études géoarchéologiques : méthodes des sciences de la terre appliquées à l’archéologie pour étudier les sédiments et les rejets déposés par les humains, comme la géologie (sol), la carpologie (graine), la palynologie (pollen), la malacologie (escargot) ou l’anthracologie (charbons de bois).
—-> Pour en savoir-plus sur les spécialités en géoarchéologie voir les métiers de l’archéologie.








