Les établissements ruraux regroupent une ou plusieurs maisons ainsi que les aménagements nécessaires à la vie quotidienne (activités domestiques et de production).
Ils se répartissent à proximité des axes de circulations. Ils sont généralement enclos et structurés par des fossés, des palissades ou des haies.
Ils coexistent avec des habitats ouverts, sans délimitation visible.
À La Tène finale, des domaines sont implantés sur deux secteurs distants de 2,6 km environ, les ZAC du Champ Rouge et des Portes du Loiret. Ils se composent de plusieurs enclos contemporains ou successifs (1).
Les principaux lieux d’habitat, d’environ 1 hectare de surface, sont entourés de profonds et larges fossés doublés de talus avec des porches d’accès.
Les espaces internes sont organisés en fonction des activités domestiques et économiques : tissage, boucherie, stockage et transformation des céréales…
Si l’extension exacte de ces propriétés n’est pas connue, il est certain qu’elles sortent des limites des enclos, englobant des terres agricoles et peut-être des enclos voisins de tailles plus modestes (2).
Pour l’Antiquité, les données sont plus limitées. Le modèle de la ferme ceinte de fossés est toujours attesté.
À la Motte Pétrée, des fossés de dimensions moyennes délimitent un espace de 4 900 m2 qui abrite des bâtiments d’habitation et un puits. Un parcellaire attenant prolonge cet espace vers l’ouest (3).
Un autre type d’espace ouvert est observé sur la ZAC des Vergers.
Ces deux modèles perdurent au début du Moyen Âge. Sur les ZAC des Vergers et des Portes du Loiret, des espaces funéraires, domestiques ou agropastoraux (culture et élevage) sont entourés de fossés parcellaires de petites dimensions (4).
Sur d’autres sites, les mêmes espaces gravitent autour d’habitations, sans délimitation visible.








